Ce test repose sur l'Adult ADHD Self-Report Scale version 1.1 (ASRS-v1.1), développée en 2005 par Kessler et ses collègues en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé. Ses 18 items reprennent les critères TDAH du DSM-5 (Association Américaine de Psychiatrie, 2022) — les 6 premiers forment le screener à sensibilité 68,7 % et spécificité 99,5 % chez l'adulte.
Au-delà de l'ASRS, tu réponds à un court chapitre contextuel (âge, situation de vie, durée des difficultés) et à un chapitre différentiel qui explore d'autres pistes possibles — anxiété, sommeil, épuisement, hypersensibilité, surcharge cognitive. Tu gagnes en précision : ton rapport distingue ce qui ressemble vraiment à du TDAH de ce qui pourrait venir d'ailleurs.
Pourquoi ce différentiel ? Parce que le TDAH adulte est souvent masqué par des troubles anxieux, dépressifs ou un épuisement chronique — un dépistage utile doit pouvoir t'orienter vers le bon spécialiste si ton profil ressemble davantage à autre chose qu'au TDAH.
Quelques chiffres pour cadrer : le TDAH concerne environ 2,5 à 3 % des adultes dans le monde (Simon et al., 2009, méta-analyse dans British Journal of Psychiatry), avec une persistance depuis l'enfance estimée à 50 % (Faraone et al., 2006). L'ASRS-v1.1 a été validée sur plus de 3 000 adultes dans l'étude initiale Kessler 2005, et depuis traduite et reprise dans des dizaines de pays — c'est l'un des outils de dépistage les plus standardisés au monde.