Ce test repose sur le Patient Health Questionnaire — 9 items (PHQ-9), publié en 2001 par Kroenke, Spitzer et Williams dans le Journal of General Internal Medicine. Ses 9 items correspondent chacun à un critère de l'épisode dépressif caractérisé du DSM-5-TR (APA, 2022), sur une fenêtre de rappel de 2 semaines.
Au-delà du PHQ-9, tu réponds à un court chapitre contextuel (âge, situation de vie, durée des symptômes, antécédents) et à un chapitre différentiel qui explore d'autres pistes possibles — anxiété, bipolaire, burn-out, borderline. Tu gagnes en précision : ton rapport distingue ce qui ressemble vraiment à une dépression de ce qui pourrait venir d'ailleurs.
Pourquoi ce différentiel ? Parce qu'un score élevé à un test de dépression peut masquer un autre tableau clinique — notamment un épisode dépressif dans un contexte bipolaire, où la prise en charge diffère radicalement (Ghaemi et al., 2003). Un dépistage utile doit pouvoir t'orienter vers le bon spécialiste si ton profil ressemble davantage à autre chose qu'à une dépression unipolaire.
Quelques chiffres pour cadrer : la dépression touche 15 à 20 % de la population au cours de la vie (Inserm), environ 10 % des adultes 18–75 ans sur 12 mois (Baromètre Santé 2017). Le PHQ-9 affiche une sensibilité d'environ 88 % et une spécificité d'environ 88 % au seuil ≥ 10 (méta-analyse Manea et al., 2012, CMAJ, 18 études). C'est l'instrument de dépistage recommandé par la HAS (2017) pour le repérage en soins primaires.